"Après avoir travaillé quelques années en qualité de responsable réseau, j'ai eu l'opportunité et le plaisir d'intégrer MITIC en 2003 en formation continue. Je souhaitais en effet répondre par la reprise d'un cursus d'étude, à un triple besoin : acquérir une formation qui instruise les fondamentaux du management des NTIC ; en me sensibilisant plus particulièrement aux besoins spécifiques des collectivités territoriales notamment dans leur relation au citoyen ; et élargir mon champ de réflexion quant aux problématiques liées à la pénétration des NTIC à tous les étages de notre société-monde, et bien entendu aux questions liées de responsabilités et d'éthique en terme d'usages.
Diversité des profils, bouillonnement d'idées lors des séminaires, rencontres enrichissantes ; l'année aura finalement été trop courte. Mais profitable. Le passage sur les bancs de MITIC ne laisse pas indemne et ouvre un large champ de réflexion et de possibles.
Depuis je travaille pour un établissement para-public à l'oeuvre dans le secteur médico-social. Dans le cadre de cette mission, qui aura consisté à favoriser l'émergence d'innovation en terme d'usages des NTIC, tant par les usagers de l'institution que par son personnel, les fondamentaux de la gestion de projet enseignés à MITIC ont bien évidemment constitué un outil indispensable.
Et au-delà de cette pragmatique de la gestion, les différentes grilles de lecture que MITIC permet à chaque étudiant d'élaborer tout au long de son cursus, auront été de précieuses alliées, quand il s'est avéré nécessaire de faire converger la multitude des représentations que peuvent se faire des NTIC, les acteurs impliqués dans le projet.
MITIC aura également renforcé mon désir de considérer le réseau hors ses dimensions d'usages utilitaristes, mercantiles ou d'entertainment ; comme espace d'expression potentielle d'une citoyenneté plus concernée.
J'ai ainsi participé lors du référendum sur le texte de la Constitution européenne à une initiative qui aura eu pour résultat la mise en ligne du premier "hypertexte de loi" (http://notreconstitution.net), forme sous laquelle nous posions l'hypothèse d'une meilleure lisibilité et d'une possibilité accrue d'appropriation par les citoyens ; et un pretexte à discussion.
Dans la même veine je poursuis actuellement un travail de médiation, l'objectif étant de faire réagir publiquement "dans le texte", le public concerné ("ground zero") par des préconisations issues des hautes officines de la puissance publique."